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| Maintien de l'ordre public |
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Souvent, les mêmes agents endossent cumulativement des fonctions de police administrative, police judiciaire (au sens large) et de police d'ordre. Tel est le cas du gendarme qui règle la circulation ou procède à un contrôle d'un débit de boissons (police administrative) et qui constate et dénonce une infraction à la LCR (police judiciaire). Il existe donc un lien étroit entre les tâches respectives dévolues à la police d'ordre, à la police administrative et à la police judiciaire. L'activité de l'une commence dès que celle de l'autre s'avère insuffisamment remplie. Elles contribuent toutes trois à réaliser le but fondamental qui est assigné à la police, mais par des voies différentes. La polyvalence de notre métier nous oblige à agir de plus en plus souvent afin de rétablir l'ordre. Dès lors, parlons-en.
Faire un historique du maintien de l'ordre est très difficile. Le premier indice nous est révélé par cette photo de deux gendarmes à cheval, équipés d'une longue matraque. Selon nos aînés interrogés sur l'histoire de cette police montée, cette section devait être composée d'une quinzaine d'hommes. Les chevaux étaient prêtés par le directeur du manège de La Sallaz. Le cavalier de droite serait l'adjudant Hector Gilliand, né le 13 mai 1897, entré à la Gendarmerie, le 10 mars 1919, matricule 2581, caporal le 10.04.1934, sergent le 01.01.1937, sergent-major le 1.01.1943, adjudant le 12.12.1946, congé absolu le 31 juillet 1949.
Dans son hommage au commandant Ernest Champod, lors de son décès, le lieutenant-colonel Cornaz fait état de la création de la Gendarmerie montée sous l'initiative de son prédécesseur. Cependant, l'absence d'ordres de service à ce sujet ne permet pas d'être certain de la période durant laquelle la Gendarmerie vaudoise utilisait un tel détachement. De nombreuses recherches ont dès lors été effectuées dans les livres de comptes de la Gendarmerie, afin d'établir avec certitude l'existence de ce détachement.
Au gré du temps, les techniques ont évolué, le matériel s'est modernisé, mais ceci avant tout, pour répondre à l'évolution des mentalités de notre société. Si en 1958, les gendarmes prenaient leur mousqueton pour «partir à la guerre», s'ils disposaient d'une matraque et d'un bouclier en osier durant «Lôzanne Bouge», aujourd'hui, il est impératif d'apporter une réponse graduée à toute «expression démocratique». Depuis longtemps, le mousqueton a été rangé au râtelier (démilitarisation du maintien de l'ordre).
Quel que soit le pays, les manifestants ne sont pas homogènes. Ils se divisent en plusieurs catégories. Le manifestant qui demande l'autorisation de défiler et ne casse rien. Le pacifiste moins commode, l'adepte de la désobéissance civile et du sitting entravant délibérément les cérémonies officielles. Mais c'est en marge de ces groupes majoritaires que sévissent les «catégories dangereuses»: les casseurs d'abord, pour lesquels la manifestation sert d'alibi; les «black blocs» ensuite, groupes constitués d'autonomistes et d'anarchistes, de mieux en mieux équipés.
C'est bien avant que le maintien de l'ordre se gagne ou se perd: lors de l'évaluation des risques et de l'interpellation éventuelle, dans leurs pays, des fauteurs de troubles. Mais au-delà de la recherche du renseignement à l'échelon international, l'entraide de corps de police hors de nos frontières n'est plus une simple utopie, mais entre dans une analyse du maintien de l'ordre beaucoup plus vaste, qui fait son chemin dans une Europe plus solidaire.
Le soleil vient à peine de se lever ce dimanche matin quand l’autocar s’engage sur l’autoroute en direction de la France. La route est longue jusqu'en Dordogne, mais les beaux paysages brisent la lassitude du voyage. De quoi passer le temps agréablement avant d’arriver en Aquitaine, quelque 700 kilomètres plus loin. Après avoir traversé la petite ville de Saint-Astier, notre véhicule parvient sans incident à la caserne du Général-Dupuy, au Centre national d’entraînement des Forces de Gendarmerie (CNEFG).
Découvrez l'entraînement des Gendarmes vaudois à Saint-Astier, au Centre National d’Entrainement des Forces de Gendarmerie (CNEFG) |

Maintien de l'ordre