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| Les capitulations militaires |
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1798 - 1848
Dès l'indépendance de notre canton, d'anciens soldats des armées étrangères, mais principalement françaises, de retour au pays, s'engagent comme gendarmes. Le 1er Commandant de la Gendarmerie vaudoise, le capitaine Jean-François-Louis Chabaud, lui-même officier au service de France, rendra attentif le Gouvernement vaudois sur la nécessité d'engager des anciens soldats comme gendarme, car ceux-ci connaissaient la discipline et le maniement des armes. Sous le Consulat et le 1er Empire, nombreux furent les Commandants de Gendarmerie, ayant été officiers dans les armées napoléoniennes. La présence de soldats suisses dans les troupes étrangères se réglait par des conventions entre la Confédération ou les cantons et le Gouvernement français sous le titre de "CAPITULATION". Cette procédure sur la présence de soldats suisses dans les armées étrangères a été appliquée dès 1798 jusqu'à la Constitution fédérale de 1848. On parlait alors de Régiments capitulés.
Les Capitulations militaires Capitulation : Convention réglant autrefois le statut des étangers en particulier dans l'Empire ottoman (1569 - 1923). Ce terme repris après la révolution française remplacera celui de "Service de France". Capitulation du 18 novembre 1798 Ce texte réglait la formation des trois demi-brigades helvétiques qui comptaient 465 officiers et 3'589 hommes. Notons qu'en juillet 1800, seulement 2'112 hommes étaient présents sur les rangs, près de la moitié ayant déserté. Les habitants de Genève ne seront pas concernés par ce traité entre la République Helvétique et la France, puisqu'ils sont englobés dans le territoire français.
Capitulation du 19 février 1803 Celle-ci est en fait incluse dans l'Acte de médiation. Le prix à payer pour la paix en Suisse sera de 16'000 hommes par année engagés librement par la République française. Il s'agissait de créer 4 régiments de 4'000 hommes chacun ainsi que quatre dépôts de 1'000 hommes afin de maintenir les effectifs des régiments complets.
L'Acte de médiation ne comprend pas le territoire valaisan, puisque celui-ci formait une république indépendante sous protectorat français. Napoléon conclura une Capitulation militaire le 8 octobre 1805, qui stipule que le Valais s'engage à fournir 660 hommes (soit un bataillon).
Capitulation de 1812 L'annexion du canton du Valais et l'occupation du Tessin par la France, l'importation de marchandises anglaises menaçaient la Suisse d'une annexion pure et simple par la France. La Capitulation du 8 mars 1812 sauva l'indépendance de la Suisse. Semblable à celle de 1803, elle réduisait les effectifs des régiments à trois bataillons de 1'000 hommes pour un total de 12'000 hommes à la place des 16'000 en 1803 et des 24'000 prévus un premier temps en1809. En outre, chaque année, la Suisse doit fournir 2'000 recrues pour remplacer les morts et ceux qui obtenaient leur congé absolu.
Suite aux défaites de l'Armée française en 1813 et l'abdication de Napoléon, l'Acte de médiation de 1803 est aboli. Les soldats suisses déliés de leur serment envers l'Empereur étaient autorisés à reconnaître le gouvernement des Bourbons. Ce nouveau traité en vigueur le 14 juillet 1814, prévoyait que chaque canton levait une ou des compagnies (120 hommes par compagnie). Ce recrutement avait pour but de créer d'un régiment de gardes suisses et de quatre régiments de ligne. Cela représentait en théorie 12'051 soldats, dont 1'8919 pour les gardes suisses.
Licenciement de 1815 Le 20 mars 1815, la Suisse refusa les ordres du ministre de la guerre de Napoléon, arguant du serment prêté par les soldats suisses à Louis XVIII. Dès lors le 28 mars 1815, la Diète helvétique ordonna le rappel des 4 régiments fidèles à Louis XVIII. Le 28 mars 1815 Napoléon ordonna la dissolution des régiments suisses, bien que quelques hommes servirent encore dans le bataillon Stoffel comme prévu par un décret. Le roi fut obligé de licencier sa compagnie des gardes suisses. Les soldats rentrés au pays furent affectés à la défense du territoire.
Capitulation de 1816 Le retour définitif des Bourbons autorisa la signature d'un nouveau traité en juin 1816 à Berne et en août 1816 à Zurich. La Capitulation rétablit la compagnie des Cent-Suisses remise sur pied, avec 310 hommes. Elle prévoyait encore la constitution de 4 régiments de ligne, soit 1'956 hommes par régiment) et de 2 régiments de la garde royale, dont chacun comprenait 2'298 hommes.
L'abdication de Napoléon en 1814 libéra toutes les troupes étrangères. Par l'ordonnance du roi du 6 septembre 1815, les militaires étaient libres de retourner chez eux. Cependant, l'ordonnance prévoyait la création d'une légion royale étrangère dans laquelle les Français et les Suisse étaient exclus du recrutement. Cependant ces restrictions ne furent pas respectées. Par décret du 9 juin 1816, le prince de Hohenlohe-bartstein prit le commandement de cette légion qui prit le nom de légion Hohenlohe. Par la suite cette formation fut organisée comme un régiment de ligne et prit le nom de Régiment de Hohenlohe.
Convention de 1825 Il s'agit de la dernière convention signée entre le canton de Lucerne et le Saint-Siège pour le recrutement des gardes du Vatican.
Licenciement définitif de 1830 L'abdication de Charles X, le 2 août 1830 entraîna le licenciement de toutes les troupes suisse (6 régiments), le 11 août. Le 15 octobre, le ministre de l'intérieur reçut l'ordre de ne laisser entrer aucun ancien soldat suisse dans l'armée.
Légion étrangère La loi du 9 mars 1831 institua la Légion étrangère, composée de volontaires. Nombreux furent les Suisses des 6 régiments dissous à s'engager dans ce nouveau corps. Ils le firent à titre privé. Il accourt dans les bureaux de recrutement de Bar-le-duc, Auxerre et Agen, tout un ramassis de crapules venus de toute l'Europe se faisant passer pour révolutionnaires, il n'y a guère que les soldats perdus et les anciens des régiments de Hohenlohe allemands et suisses qui sont de nature à être utilisés. Mais le premier colonel, de nationalité Suisse le Baron Christophe Antoine Jacques Stoffel, d'origine Suisse, ex-officier d'Empire donne de telles consignes à ses officiers que la tourbe est vite éliminée destination l'Algérie et son baptême du feu fut aux avant-postes de Maison Carré. Son histoire commença.
La Constitution fédérale de 1848 Elle interdit toute nouvelle Capitulation militaire ainsi que le service à titre privé dans une armée étrangère. Concernant la garde suisse du Vatican, le recrutement se fait par relations personnelles. Il s'agit de contrats de droit privé. J.-P. Narindal
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